Le SAS: comment le mettre en œuvre ?

Le SAS: comment le mettre en œuvre ?

Ce sujet contient 4 participants et 3 réponses.
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Auteur Messages
Nadie Georget

Un groupe de travail sur le SAS est créé par la FCPTS. Ce groupe consultera ce forum et partagera ses constats, prendra en compte vos avis, vos questions et propositions.

céline adam

Bonjour à tous,

Je me pose la question de poursuivre la mission 1 telle que nous l’avons construite et envisagée en décembre 2020 avec l’arrivée du SAS en 2022. Un numéro unique et un cadrage national va nous être proposé. A quoi cela sert-il de réfléchir sur notre territoire comment s’organiser?
Qu’en pensez-vous?

Dominique Simeoni

bonjour

je suis la présidente de la CPTS De Balagne, noua avons eu une première réunion d’organisation SAS/CPTS la semaine dernière. les médecins responsables du SAMU et de la régulation libérale nous demande de faire une convention afin de débloquer la création du SAS départemental. avez-vous un modele ou une experience de ce type de convention ?

Rebecca Martin Osuna

Bonjour Dominique, je peux vous joindre une réponse de nos adhérents:
Dans la Vienne un SAS depuis le 1er mars 2021 (département test) porté par CHU DAC PTA et asso de MG qui gère la PDSA.
Avec la régulation du SAMU et répondant au 15 (pas de numéro spécifique).
Effectifs:
5,6 ETP d’ARM (assistant de regul Med) (sur 25 en tout au centre 15), et 2,8 ETP d’Operateur de SNP nouveau métier pour compléter les dossiers de régulation, rappeler les patients ayant reçu un conseil medical la nuit,… + 1ETP coordinateur DAC PTA (parcours complexes, suivi ap chute à domicile/relevage sans passage aux urgences).
2700 heures de regul medicale (MG libéraux régulateurs) soit au min un MG sur horaires de jour (=hors PDSA) avec jusqu’à 3 sur horaires de forte activité.
3 lignes de jour et 2 la nuit.
Budget :
500 000€ en 2022, 670 000€ demandés pour 2023.
Pilotage :
Depuis cet été copil élargit à l’URPS ML, CDOM et les 3 CPTS existantes dans le 86.
Se doter d’un statu juridique pérenne
Activité mensuelle en 2022 :
5 à 6000 appels par mois (1/3 de l’activité du centre 15).
Répartition des réponses : 1000 allez aux urgences, 4 à 5000 conseils médicaux, 80 à 120 rdv de SNP (sur un département de 400 000 habitants). Attention le conseil peut être consultez votre médecin traitant et ce n’est pas considéré comme un SNP régulé (pas de majoration pour l’effecteur).
La prise de rdv en SNP ne représente que 2% de la réponse du SAS.
Travaux en cours : Créations de nouvelles filières :
IDE : IDE libérale mobilisable pour actes techniques ou visite d’évaluation non urgente si pas de MT dispo ou pour suivi clinique à domicile.
Psy : doter la regul d’une IDE psy missions à définir

Remarques personnelles :
Grosse machine dans les mains du CHU, rôle des CPTS plutôt minime. On participe à la réflexion pour les développements, on suit l’activité et les difficultés, on participera au plan de communication grand public. Interrogation sur l’avenir avec la multiplication des CPTS, si on est 8 ou 10 dans le département, chacune pourra t elle être représentée ? Une inter CPTS demande des réunions de concertation et se mettre d’accord ( perte de réactivité ) avec le risque de décider sur le plus petit dénominateur commun.
Rôle important de l’asso qui gère les PDSA (recrutement et formation des libéraux régulateurs du SAS et de la PDSA) avec déjà des tensions faute de pouvoir répondre à la demande du CHU. Réponse du SAS assez variable selon le médecin qui régule.
Pour moi, le SAS sert à soulager les médecins urgentistes d’appels non graves (devenu indispensable pour permettre une réponse rapide aux urgences vitales), répond à une demande de contact médical importante de la population mais ne prend que très très peu de rdv de SNP.
Les SNP sont gérés à 95% au moins par les généralistes et leurs secrétariats, au quotidien, pour 25€ par consultation, gratuitement pour la réassurance, les conseils,…

Vincent Poupard
Secrétaire CPTS Pictave Santé